
De pere en fille
Sur 13 hectares de vigne, entre les pentes ensoleillées du Vercors sud et les terres vivantes du Diois, notre petite tribu cultive la vigne à la main et le vin à l’instinct.
Tout commence avec mon père, Jérôme, typographe de métier, têtu comme un cep. En 1988, il choisit une reconversion totale et répond à l’appel de la terre, dans les pas de son grand-père maternel. Il s’installe comme chef d’exploitation agricole, d’abord en plantes aromatiques, avec déjà un hectare et demi de vigne.
Formé ensuite en vinification auprès de son ami Jean à Cornas, il devient vigneron à part entière et construit sa cave. À cette époque, sur
Châtillon-en-Diois, le recul des cultures et la disparition progressive des élevages laissent les coteaux en friche. Plutôt que de reprendre des parcelles existantes, il fait le choix de défricher environ six hectares sur les hauteurs de la Beaume, Barsac et Gouyarde. Il agrandi ainsi l’appellation et redonne une cave particulière à la commune de Châtillon en Diois après la disparition de la cave des frères Wierner (1955).
Et puis… je suis revenue à cette terre que l’on porte toujours un peu en soi.
Docteure en neurosciences, j’ai d’abord exploré les mystères du cerveau avant de me tourner vers ceux de la vigne et des vinifications. Pour moi, ce n’est pas une rupture, mais une continuité logique : comprendre les systèmes vivants et les accompagner, qu’ils soient neuronaux ou viticoles, relève finalement de la même curiosité.
Avant même mon retour, un lien existait déjà : le rosé de mon père porte mon prénom depuis ma naissance. Sans intention particulière au départ, simplement comme un clin d’œil, un attachement. Aujourd’hui cette cuvée raconte le lien entre ce qui a été semé et ce qui continue de pousser.
Nous cultivons des blancs, rosés et rouges en AOC Châtillon-en-Diois et vin de pays ainsi qu’une Clairette de Die Tradition en méthode dioise ancestrale. Le tout en bio, évidemment.
Bienvenue chez nous.
Zoé

